Rencontre sur le Mékong

dimanche 20 janvier 2013

HATHA-YOGA-PRADIPIKA - Le prânâyâma (ch. 2) - texte pour enseignants.



Les techniques respiratoires dans le Hatha-Yoga (= prânâyâma) 



Le chapitre II de la  HATHA-YOGA-PRADIPIKA (abréviation : HYP), ouvrage de référence (édité chez Fayard avec préface de Tara Michaël) pour tous les professeurs de yoga (sérieux), aborde de façon très technique la respiration comme moyen de progression psycho-mentale... et spirituelle.




Rappelons que la HYP ne semble pas antérieure au XVe siècle.
Elle n'invente rien mais reprend autrement ce qui était déjà connu depuis très longtemps. En effet, la science du hatha yoga, sous sa forme systématique, apparaît en Inde dès le VIè siècle.
La HYP est donc écrite après un bon nombre d'ouvrages - y compris les Yoga-Sutra de Patanjali.
Les différences entre les deux ouvrages montrent que celui qui nous intéresse ici se démarque volontairement du précédent. Et cela sur un point essentiel : l'absence de tout précepte "moral", de toute dimension spirituelle - apparemment. Comme si le hatha-yoga ne concernait que le corps physique et psycho-mental. Précisons : le hatha-yoga concerne le corps et l'esprit. Mais il ne nie pas pour autant l'"âme". Simplement, il prépare corps et mental à une harmonie préalable qui permettra ensuit à l'adepte d'amorcer son évolution spirituelle.
Il s'agit en quelque sorte de préparer le terrain, d'unifier l'être - souvent fractionné - bref, de vivre d'abord au niveau des corps les plus "grossiers" (ce terme est sans nuance péjorative) puis de créer une harmonie suffisante entre ces corps et les plus subtils, pour que disparaisse tout conflit. Alors seulement peuvent être envisagées la maîtrise du mental et les disciplines, sans craindre la naissance de graves troubles de type schizoïde.
L'intérêt n'est pas de savoir ici qui, de Patanjali ou de l'auteur de la HYP a raison. L'intérêt est que la HYP préconise d'abord un nettoyage, une purification préliminaire et nécessaire à tous les autres yoga. Viennent d'abord les nettoyages physiologiques avec les kriyâ ; puis la maîtrise du mental.

D'abord le prânâyâma - pour pacifier le mental 

Le but final du prânâyâma n'est pas corporel mais psycho-spirituel : opérer sur soi l'alchimie qui libérera l'être. Mais dans l'esprit du hatha-yoga, il faut passer par la porte du corps pour atteindre le lieu de l'âme. Quand les kriya ont débarrassé le corps de ses impuretés, quand ils ont permis aux structures énergétiques de s'équilibrer, de se stabiliser, le prânâyâma va lui aussi réaliser un équilibre mais à un niveau plus subtil : celui du mental. La concentration deviendra alors possible, puis les stades ultérieurs menant à la méditation. C'est dire que le prânâyâma  va jouer un rôle essentiel dans la sadhana puisque c'est par lui (en lien avec les âsana) que va s'opérer l'éveil des chakra.
Nous centrerons notre propos sur le domaine qui nous est le plus accessible et surtout le plus indispensable : la pacification du mental. Cela est une rude tâche et pourtant le préliminaire incontournable avant d'entreprendre quoi que ce soit d'autre.
Nous ne nous arrêterons pas à reprendre ce que dit swami Satyananda dans son introduction à la HYP (pp XXXVIII à XLI), si ce n'est pour en dégager ce point que voici : contrairement à l'ordre que préconise Patanjali (calmer les fluctuations du mental d'abord pour ensuite aborder les techniques respiratoires), la HYP propose de maîtriser d'abord les prânâ, ce qui entraîne comme effet de pacifier le mental.
Cependant, ce n'est pas aussi simple : les effets physiologiques du prânâyâma sont indésirables si l'on n'a pas préalablement pratiqué les shatkarma (= nettoyages) qui libèrent ida et pingala[1]. Cela fait, l'énergie éveille sushumna (ce n'est pas encore l'éveil de la kundalini). On peut alors "méditer sans difficulté" (sic). En bref, le hatha-yoga, dans un premier temps, laissant  de côté le mental  travaille d'abord sur le prânâ. D'après l'auteur "il est nécessaire d'effectuer ces exercices préparatoires en premier. Ensuite on peut aller plus loin. Si la préparation est parfaite, il est nul besoin qu'on vous enseigne la méditation. Un beau matin, pendant que vous pratiquez le prânâyâma, votre mental sera élevé à une nouvelle sphère de conscience."
Nous voici donc prêts à aborder le texte de ce chapitre 2. Il faudra le lire sans perdre de vue qu'il est la transcription écrite d'un enseignement oral. Rien n'est développé. Le style est lapidaire comme celui d'un aide-mémoire. Un certain nombre de pratiques ne sont vraisemblablement pas indiquées : elles ne peuvent être révélées que par un maître.

EXAMEN DU CHAPITRE 2
L'introduction de ce chapitre (sloka[2] 1, 2, 3) peut nous stupéfier : l'auteur ne propose rien moins que d'arrêter de respirer dans le but de ne pas mourir (mourir étant de rendre le dernier soupir - donc le dernier souffle) ! On peut interpréter ce passage de plusieurs manières : arrêter un peu le souffle (donc ralentir le cycle expir-inspir) ou… l'arrêter complètement. Nous laisserons de côté cette deuxième possibilité (que nous expérimenterons tous au moins une fois le moment venu). La première, en revanche, nous la connaissons bien puisqu'elle se produit entre deux phases respiratoires. En effet, à chaque fois nous marquons une pause (plus longue après l'expir). Si mourir c'est ne plus respirer nous mourons donc à chaque fois que nous respirons - ce qui, disons-le en passant, atteste bien que vivre et mourir sont indissolublement liés dans un continuum rythmique qui est le propre de toute existence. Cette pause, ce temps d'immobilité peut-être prolongé dans le but de calmer le mental.
Il s'agit là d'une expérience très concrète : lorsque nous sommes émus, troublés, la respiration s'accélère. Si nous sommes détendus elle se ralentit. Si nous voulons calmer notre mental nous devons calmer notre respiration. La tradition indienne dit que tout être possède un "capital" de x respirations. Nous pouvons le dilapider - donc mourir prématurément - ou le faire durer en évitant de mener une vie "haletante". En Occident la durée de vie est plutôt liée au nombre des battements du cœur.
Nadi suddhi (sl. 4 à 6)
Le prânâyâma ici présenté a une fonction de nettoyage des énergies véhiculées par les nâdi. La libre circulation de l'énergie, qui ne provoque plus de mouvements du mental, permet au yogi d'atteindre un état d'équilibre intérieur, de sérénité totale. Les tendances tamasique et rajasique s'effacent au profit de sattva. Le sloka 6 est clair : "… il faut pratiquer le prânâyâma chaque jour dans un esprit sattvique jusqu'à ce que la sushumna nâdi soit nettoyée des impuretés qui l'obstruent." Sans cette purification des nâdi rien n'est possible. Celle-ci va se faire grâce aussi à…
Nadi-sodhana prânâyâma (sl. 7 à 20)
Shiva, la pure Conscience qui englobe tout, est inconcevable sans l'énergie de Shakti, souffle de vie qui l'anime (cf. dans notre tradition "anima", l'âme). Shakti se manifeste en nous d'abord comme prânâ. Nous en approchons grossièrement la réalité au travers de la respiration qui conditionne nos états physiologiques, émotionnels et mentaux. Le yogi peut en percevoir l'état subtil grâce aux nâdi : ce sont les fines ondes de prânâ qui nous parcourent comme des fils lumineux, vibrants et chauds. Le linga shârira (corps subtil) est un véritable réseau tissé de milliers de ces nâdi. Le hatha-yoga s'intéresse à 14 nâdi.
Lorsque le yogi prend conscience de idâ et de pingala, il constate qu'à certains endroits les nâdi semblent s'effacer : l'énergie ne passe pas. Sur le plan grossier ce manque de fluidité est ressenti sous forme de blocages, de tensions physiques, émotionnelles, mentales.
Il ne faut pas pour autant imaginer les nâdi comme des tuyaux qui s'encrasseraient. L'idée de nettoyage nous impose celle de saleté. Le domaine du yoga n'est pas celui de la plomberie. L'impureté dont il est parfois fait mention n'est pas morale non plus. Il s'agit plutôt de déséquilibres énergétiques (autant au niveau grossier qu'au niveau subtil) provenant du jeu des dualités : côté lunaire l'emportant sur le côté solaire; centres du bas l'emportant sur ceux du haut.
Expliquons un peu. Nous recherchons systématiquement (et souvent inconsciemment) à renouveler les expériences ressenties comme agréables donc à entretenir certaines tendances sur les plans physique, émotionnel, mental. Cet attachement crée nos répulsions, nos colères, bref, tout ce qui nous empêche de vivre tout avec la même égalité d'humeur, voire le même détachement. L'énergie ne passe pas en nous de manière fluide : elle se heurte à nos "aspérités", tourbillonne, se bloque, se déchaîne parfois brutalement. Il s'agit encore là d'images mais le résultat est que nous sommes malmenés : par la maladie, par nos émotions, par les conceptions diverses que nous nous créons sur tout (jugements divers, croyances, etc.) Nous sommes perturbés sur les trois plans… et notre souffle en est un signe manifeste. Tant que durent ces perturbations, ces vritti patanjaliens, il nous est impossible d'atteindre l'immobilité dans le prânâyâma.
C'est pourquoi les textes, comme ici la HYP, mais aussi beaucoup d'autres[3] sont prolixes sur cette purification indispensable des nâdi avant une pratique du prânâyâma. Tous s'accordent à affirmer, comme le fait Goraksha (voir note 1, sloka 95) : "C'est quand l'ensemble des nâdi (qui sont normalement obstrués) est purifié, que le yogi peut réellement obtenir la capacité à maîtriser les souffles"

Ces techniques de purifications sont tirées d'un article de Martine Huon, publié dans la revue Linga n° 47. Cet article reste très fidèle à la tradition (dont celle de la HYP) et il est précis - ce qui est souvent rare.
L'auteur envisage la purification à deux niveaux : grossier et subtil.
1/ Niveau grossier
-       posture assise. Colonne vertébrale tendue, le reste, notamment le visage, détendu.
-     Bandha et mudrâ : mulâ-bandha léger en permanence. Jihvâ-bandha (langue plaquée contre le palais, pointe à la racine des dents du haut). Khechari-mudra (langue retournée, pointe contre la partie molle du palais).
-       Main gauche. Posée sur le genou gauche.
-       Main droite : nâsâgra-mudrâ (index et majeur tendus, joints, bouts posés entre les sourcils, pouce appuyé sur la narine droite, annuaire et auriculaire sur la narine gauche). L'avant-bras reste détendu et ne s'écarte pas sur le côté. Ou vishnu-mudra (index et majeur repliés vers la paume de la main. Pouce sur narine droite, annuaire sur la gauche, auriculaire tendu à la verticale.
Les doigts ne décollent pas des ailes du nez et ne libèrent que la moitié du passage de manière à accentuer le frottement de l'air.
-       Drishti : Bhrûmadhya (regard fixé sur le point intersourcillier).
-      Mantra : SO à l'inspir; HAM à l'expir. Ou HAM à l'inspir et SA à l'expir. Ou le mantra personnel.
-       Modalité du souffle :
. expirer à fond par les deux narines
. boucher la narine droite, la gauche à demi : inspir gauche silencieux.
. boucher la narine gauche, déboucher la droite à demi : expir droite et ainsi de suite…
. terminer, après une inspiration à droite, boucher les deux narines, faire les 3 contractions (mulâ, uddhîyâna, jâlandhara-bandha) et retenir le souffle pour une durée de 4 fois le temps de l'inspiration.
. relâcher doucement les contractions et expirer par les 2 narines. Reposer la main sur le genou. Rester immobile dans l'observation.
-       Rythme : grande progressivité possible du débutant au très avancé.
. commencer par un rythme simple : 5'' d'inspir, 5'' d'expir en allongeant progressivement.
. introduire 5'' de rétention après l'inspir.
. quand les rétentions deviennent plus longues, les accompagner des bandhâ.
. possibilité d'introduire 5'' de rétention après l'expiration ( = rythme carré ou samavritti)
. autre possibilité : arriver au rythme classique : 1 temps d'inspiration (par exemple 5'' d'inspir), 4 temps de rétention (20''), 2 temps d'expir (10'').
-    Visualisation :
. débutant :  "voir" l'air qui monte dans la colonne à l'inspir.
                  "voir" l'air qui descend dans la colonne à l'expir.
. ensuite : quand l'air passe dans la narine gauche (inspir ou expir) le voir monter à l'inspir, descendre à l'expir, dans un canal de couleur lunaire, blanc argenté, situé sur la gauche de la colonne vertébrale (idâ) et allant en une ligne légèrement courbe de centre d'énergie de la base à celui du front.
               Quand l'air passe dans la narine droite, imaginer un canal de couleur solaire rouge, situé à droite de la colonne vertébrale (pingalâ).
. les très avancés peuvent suivre la trajectoire des nâdi qui se croisent au niveau des différents chakra.
-     Durée : 10' à 15' au début, puis allonger à un maximum de 25'.
-    Effets : influence sur l'oxygénation, pureté du sang, équilibre nerveux. Sensation de calme et d'énergie. Concentration plus stable. Ces acquis sont la base permettant d'aborder nâdî-sodhana au plan subtil.
2/ Niveau subtil
La pratique doit être absolument silencieuse, sans mouvement du ventre ni de la poitrine et pratiquement sans air. Il ne s'agit plus de contrôler un souffle grossier (l'air physique) mais de maîtriser l'énergie subtile du prânâ. Il n'y a plus, pour les yogi, très avancés, de respiration à proprement parler, mais de vibration du souffle.
Nous ne nous arrêterons donc pas sur cette technique qui ne diffère pas beaucoup (en apparence) de la précédente. La concentration y est plus intense encore, le rôle des mantra essentiel. L'assistance d'un maître apparaît primordiale.

Les six actions (sl. 31 à 43)
Il s'agit des 6 kriya (ce terme signifie "action"), toujours des "nettoyages", purifications (sat karman)
           Dhauti               nettoyage interne au moyen d'une bande de gaze
            Basti                lavement
            Neti                 nettoyage nasal avec un fil (petit tube de caoutchouc)
            Trâtaka            nettoyage des yeux par fixation d'un point
            Nauli                massage de l'abdomen avec les grands droits              
            Kapâlabhati      nettoyage respiratoire
On constate une fois de plus l'importance attribuée par le hatha-yoga au corps physique, à la nécessité de préparer le terrain pour faciliter le passage des énergies. Le but, rappelons-le, est de nature métaphysique. Le hatha-yogi s'appuie sur la matière grossière pour réaliser, à la fin, "les noces lumineuses de la conscience et de l'énergie qui doivent, plus que de s'unir, éliminer ce qui les sépare dans cette vie et dans ce corps. Il n'est pas question d'acquérir mais de perdre, pas question de s'enrichir mais au contraire de s'affranchir de l'avoir (matériel et intellectuel), pas question de s'épaissir, comme le font les hommes en vieillissant, mais de devenir transparent jusqu'à en être vide." (C. Tikhomiroff)
Les différentes sortes de prânâyâma (sl. 44 à 78)
Les sloka 45 à 47 indiquent d'abord la nécessité ("on doit") de pratiquer les bandha. Il s'agit, on le sait, de contractions.
-       mûla-bandha (décrit au ch. III, 61)
-       jâlandhara-bandha (III, 65)
-       uddiyâna-bandha (III, 55)
Leur but est d'orienter le prânâ dans des directions précises. C'est dire qu'ils sont utilisés lors des exercices de prânâyâma ou d'âsana. Seuls, ils ne sont d'aucune utilité. Il en est de même pour les mudra qui leur sont souvent associés. La Gheranda samhitâ décrit 25 mudra et bandha. La littérature yogique ne tarit pas lorsqu'il s'agit d'énumérer les bienfaits thérapeutiques ou ésotériques de ces pratiques.
Nous résumerons chacun des prânâyâma afin d'en mettre en évidence la technique. Il faut donc voir ces indications comme un aide-mémoire insuffisant à une pratique efficace.  Remarquons que Brahmânanda, qui commente les sloka, rajoute au texte même de la HYP des considérations relevant nettement d'une pratique de type spirituel, voire religieux.
Rappel :           Recaka : expir  /  Pûraka : inspir  /  Kumbhaka : rétention
Suryabhedana                                   Ujjâyin
-Inspir : narine droite                          - inspir : 2 narines avec son (sorte de
                                                          ronflement)
-Kumbhaka : maximum                        - kumbhaka
- Expir : narine gauche                         - expir : narine gauche

Sîtkârin                                              Sîtalî
- Inspir : bouche (langue            - inspir : bouche avec langue roulée en "tube"
- Entre dents, son "ssssss")          - expir : 2 narines
- Expir : 2 narines

Bhastrikâ
-      d'abord environ 20 expirations successives (suivies d'une inspiration active) 
       rapides et puissantes par la narine gauche.
-      Une inspiration puissante par la même narine.
-      Répéter 20 fois ce cycle inspir-expir
-      Terminer par une inspir lente de la narine droite
-      Rétention longue
-      Expir lente par la narine gauche
-      Reprise de la respiration en soufflet par la narine droite

Bhrâmarin                                                     Mûrccha
- Inspir rapide                                            - inspir
- Expir très lente et "bourdonnante"               - jâlandhara-bandha et rétention
                                                                - Expir très lente

Plavini
- Remplir le ventre d'air

L'ultime prânâyâma est kumbhaka (sl. 73 et suiv.) sans recaka ni pûraka… Alors la kundalini est éveillée et sushumna dégagée. Voilà pourquoi le hatha-yoga est nécessaire, mais pas suffisant : "Sans Hatha, il n'y a pas de Râja-yoga. Et sans râja-yoga, Hatha n'aboutit à aucun résultat" (sl. 76)
Les deux formes de yoga sont donc interdépendantes, complémentaires, indispensables l'une à l'autre.
La HYP se situe donc dans la ligne de la métaphysique tantrique qui donne une place centrale au corps physique, à la structure énergétique intérieure, aux multiples pouvoirs qui y résident et surtout au but ultime qui est souvent métaphorisé par l'union de Shiva (= la Conscience) et de Shakti (= l' Energie).
                                                                                             GD                    





[1] De racine sanscrite, les nadis sont des canaux énergétiques dans lesquels circule le "Prana" (ou énergie vitale pure) selon des règles très complexes, tenant compte des heures, des mouvements solaire et lunaire et de l'état particulier de chaque étre humain. Parmi les 72 000 canaux énergétiques répertoriés, formant une sorte de filet ou d'enveloppe dans le corps, 3 nadi importants reliés directement aux 7 chakras principaux, doivent être connus pour comprendre le fonctionnement énergétique.
[2] = paragraphe
[3] Shiva Samhitâ (ch. 3), Goraksha shatakam , Gheranda samhitâ (ch. 5), Yogatattva Upanishad (v. 36-45), Yoga chudamani Upanishad (v. 98-100).

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