Rencontre sur le Mékong

dimanche 20 janvier 2013

YOGA : REPONSES A DES QUESTIONS FONDAMENTALES (1) - Introduction

Une série d'interviews pour plus de lumière sur le sens de notre quotidien


En quoi les enseignements de la Bhagavad-Gîta peuvent-ils non seulement nous être d'un grand secours pour nous aider à vivre mieux, mais changer fondamentalement le sens de notre vie ?


Faut-il rappeler que tout yoga n’est pas une fin mais un moyen pour rendre possible l’accès à la libération ? « Donnez-moi un levier et je soulèverai la terre » disait Archimède. Un yoga, c’est cela : un levier qui rend possible ce qui, de prime abord, semble une utopie. Le poids de l’ego est apparemment inamovible. Celui des habitudes, celui des illusions s’y ajoutent.
La Bhagavad-Gîtâ (que nous écrirons BG) nous offre des instruments de libération. Elle n’est pas un ouvrage de théorie ni de pure spéculation. C’est un manuel pratique, non pas fait pour garnir une étagère mais pour être consulté, exploré, ruminé. Nous pouvons l’utiliser comme un livre de cuisine, pour nous nourrir l’esprit, ou comme un livre de mécanique, pour nous réparer l’âme.  Il s’adresse à toutes les enveloppes qui nous constituent (les kosha), y compris les plus subtiles. Cuisine peut-être, mécanique sans doute mais cuisine et mécanique des anges.
La beauté qu’il contient – et il en contient – n’est pas vain ornement : elle est agissante, au même titre que la musique ou la poésie. Rien d’inutile dans cet ouvrage – surtout pas l’inutile.
A quoi servirait un livre fondateur si nous ne cherchions pas à nous l’approprier ? Certes, nous avons la Bible, le Coran, la Torah… Si nous sommes de souche judéo-chrétienne qu’avons-nous besoin d’aller puiser dans un corpus tellement éloigné de notre sensibilité, de notre culture ? Nous répondrons que nos racines les plus profondes de notre « souche » ne puisent pas forcément leur nourriture dans cette terre d'Occident.  Où étais-je quand je n’étais pas ici ? Si un livre me parle vais-je lui imposer silence sous prétexte qu’il n’est pas «  de par chez moi »? Si un sage m’indique la route, vais-je lui demander son passeport ?
Nous nous sommes proposé de relire la BG, (plus précisément les passages abordant différents yoga : Karma, Bhakti, Jnâna, Râja), d’en extraire l’essentiel (après synthèse pour éviter trop de détails et de répétitions) et d’oser en dégager un peu de sens mais sous une autre forme que celle qui consiste presque toujours à imposer une interprétation.

En d’autres termes, plutôt que de nous appliquer à des commentaires didactiques (il y en a déjà tant, et tellement plus pertinents et autorisés que les nôtres !), nous nous sommes livrés à un jeu de questions, celles que des élèves nous ont posées ou celles que nous nous posons à nous-même !  A ces questions nous avons essayé de répondre un peu, pour éclairer, dévoiler, amorcer une réflexion, donner envie d’aller plus loin, faire réagir – du moins nous l'espérons. Parfois nous ne répondons pas, ou partiellement, ou encore par d’autres questions … Ainsi chaque lecteur sera aussi incité à chercher en lui-même ses propres réponses. Ce qui est certain c'est qu'en aucun cas nous n'avons eu la prétention de détenir ni d'imposer la Vérité.

                                                                                                      GD

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